La fête
April 18th, 2010 by arno
-”C’est quoi ton bouquin”
-”l’insurrection qui vient, ou la nécessité de renverser notre société, nos civilisations pourries par essence et reconstruire une monde plus humain”
-…
Avouer que se faire poser des questions sur un tel livre, essai insurrectionnel pour le renversement de toute société, ca n’engage pas la conversation.
Mais pourquoi donc lire ça dans un bar, lieu public et sachant pertinemment que des questions, dialogues, volonté de créer des liens vont être initiés et que la dernière chose que vous voulez c’est cela?
Je me pose encore la question, pourquoi donc lire un livre en voulant rester seul dans sa lecture au milieu d’un bar où des gens vont vouloir parler avec vous?
Je pense que j’ai encore beaucoup d’illusion en allant rencontrer des gens, parler à des inconnus en ayant pour espoir d’une rencontre fructueuse, base d’une amitié et d’une organisation émanant de cette amitié.
Et je ressorts à chaque fois déçu de la masse consommant les rencontres, avec chaque soirée son lot de personne abordée et oubliée. L’amitié se compte en nombre de toast porté et de tournée de bière payée.
On consomme de la rencontre comme des pâtes au supermarchés. Mais qu’est ce que je fout dans ce genre d’endroit? récemment et une fois de plus décu par une rencontre qui pouvait seulement commencer à aller plus loin que le seul échange de bons sentiments.
Qu’est ce que je fout dans une place où la fête commence seulement avec un degré d’alcool socialement acceptable pour se dire “je profite de mon samedi, je suis avec des personnes que je m’interdirais de parler en temps normal, mais c’est le week end et je suis bourré, c’est ok”
Je me demande également ce que j’ai à chercher dans la fête, un besoin irrépressible d’aller dans ce genre d’endroit et me faire inviter au dialogue ou à une fête éphémère. La fête est une place de consommation de fin de semaine vide et creuse, nous perdons l’illusion que ce lieu, cet espace, cet instant peut être fructueux quand nous nous reveillons le lendemain, ou que nos relations se cassent en milles morceaux quelques semaine après leur début.
J’ai besoin d’organisation, de groupement affinitaires, de communes basées sur le désir d’action concrète afin de pillier, spolier, affablir ou déterminer une alternative au fonctionnement de nos sociétés, qu’est ce que je peux bien foutre dans un bar, refuge de cadres ayant bien mérité leurs bières après leur longues semaine au profit de l’économie tout puissante…
Je ne suis que contradictions, dans deux jours je refouterai les pieds dans ce rade en éspèrants rencontrer des gens qui ne consomment pas des rencontres….ahah…
Pour finir je vous laisse avec le morceau “la fête” de passion armée

- Posted in blabla

May 14th, 2010 at 18:46
Salut Arno,
je me demandais si le livre dont tu parlais était “Eros et civilisation” d’Herbert Marcuse? Si ce n’est pas le cas je te conseil vivement de le lire puisque il aborde l’aliénation de l’individu à travers le renoncement au principe de plaisir et la place centrale du travail dans la société, et la nécessité la refonder. C’est un auteur que j’ai étudié ce semestre dans le cadre d’un cours intitulé “Sociologie critique de la modernité”, qui était vraiment super intéressant.
J’ai beaucoup aimé réécouter “La fête” et Passion armée, que j’avais téléchargé il y a quelques mois, mais que j’avais égaré.
Et comme dirai Raybeez de Warzone, always keep the faith. Même si les rencontres ne sont parfois qu’éphémère il est possible d’échanger pas mal de chose. Je me rend compte aussi qu’il faut vraiment du temps et de la chance pour creuser son trou quelque part et que les vrais amitiés sont assez dures à trouver et surtout à garder.
Enfin bref!
A très bientôt!